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le bapteme du seigneur (10.01.10)

Homélie du Père Michel Wackenheim

>> Tous se demandent si Jean n’est pas le Messie, car il en impose par sa prédication musclée, par sa vie d’ascète. Il proclame que le royaume de Dieu est proche. Jean se récuse. Publiquement.

Moi, je vous baptise avec de l’eau en signe de contrition pour vos péchés. Mais il vient le vrai Messie. Maintenant. Il est plus puissant que moi. Il n’y a pas de comparaison. Je ne suis pas digne de défaire, comme un serviteur à son maître, la courroie de ses sandales.

Lui vous plongera dans l’Esprit Saint et le feu. Cette expression semble bien désigner le jugement final, comme purification (l’Esprit Saint) et destructeur (le feu). Quand Jésus vient, sa seule présence provoque une décision qui nous juge.

Je ne puis avoir devant le Christ une attitude neutre. Il vient à moi. Selon que je lui ouvre la porte ou la tiens fermée, je me juge.

Jésus prie après avoir été baptisé, et le ciel s’ouvre. Le ciel bouché, qui pèse comme un couvercle, voilà qu’il se déchire.

L’Esprit Saint descend sur Jésus.

Jésus lui-même est baptisé, plongé dans l’Esprit Saint. C’est un moment extraordinaire que l’évangéliste n’arrive pas à décrire. Et comment le pourrait-il? Il essaie: "Une apparence corporelle, comme une colombe" - la colombe portant un rameau après le Déluge…

À l’humanité, déchirée par ses contradictions, Jésus apporte son printemps, sa paix.

Et du ciel une voix, Dieu lui-même, se fait entendre: "C’est toi, mon Fils. Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré."

Une citation du psaume 2 que l’Église primitive appliquait à Jésus, le Ressuscité, engendré de toute éternité par le Père.

Puis le voile retombe. Il ne se déchirera qu’au matin de Pâques - glorieusement et définitivement, quand Jésus ressuscitera et montera au ciel, où il est assis à la droite du Père. Alors, au matin de Pâques, apparaîtra avec évidence ce qui a été annoncé au Jourdain.

Alors, comme aujourd’hui, mais dans la foi en notre propre résurrection, nous pourrons chanter avec le psalmiste: "Tu envoies ton souffle: ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre!"



Le Baptême du Seigneur 2010 – Année C – Lc 3, 15-16.21-22

Homélie: Père Michel Wackenheim


© Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle,
de Musique Sacrée et d’Art Sacré - Strasbourg
www.liturgie-diocese-alsace.org

Illustration: www.evangile-et-peinture.org (La Bonne nouvelle en Image).




dimanche de l'Epiphanie (03.01.10)

Homélie du Père Michel Wackenheim

>> La solennité de l’Épiphanie est souvent appelée la "Fête des Rois". Mieux vaudrait dire la "Fête du Roi". En effet, ces mages - dont aucun texte d’Écriture ne dit qu’ils ont été des rois – sont venus adorer le "Roi d’Israël", un Roi-Prêtre auquel ils offrent des présents significatifs: l’or royal et l’encens sacerdotal.

Cette fête, à proprement parler, est plus grande que Noël. Disons qu’elle est Noël dans sa plénitude. Le peuple catholique de l’Occident, surtout depuis saint François d’Assise, l’inventeur de nos crèches, préfère Noël, et fête l’événement historique, la naissance de l’Enfant Jésus.

Les Orientaux et, dans une bonne mesure, notre liturgie, fêtent un événement plus profond: l’Épiphanie de Dieu, la manifestation glorieuse du Verbe de Dieu au milieu de nous.

"Épiphanie" se disait d’un roi quand il venait visiter une ville. C’était un événement qui donnait lieu à des illuminations, à des fêtes et à des privilèges.

La fête de l’Épiphanie célèbre, de même, Celui qui vient visiter son peuple (Luc 1, 68), Celui qui se manifeste en gloire.

Ce n’est plus l’enfant caché dans la crèche, c’est le Roi-Prêtre auquel l’Église, comme les mages, apporte les présents de son action de grâce et de son cœur.

L'Épiphanie a aussi une couleur missionnaire, universaliste: ces mages, venus de loin, représentent tous les peuples du monde.

Nous fêtons aujourd’hui les jeunes Églises d’outre-mer venues tard à la foi, mais avec toute l’ardeur et tout le dynamisme de leur jeunesse.

Nous fêtons encore ces hommes et ces femmes qui cherchent sincèrement, de bonne foi: qu’ils aient, comme Saul sur le chemin de Damas une épiphanie!

Ainsi, la venue glorieuse du Christ et les mages représentant les peuples du monde annoncent-ils, dès le début de l’année liturgique, ce que celle-ci fêtera à son terme: le Christ Roi rassembleur des nations.

Si Noël peut être dite la fête familiale, l’Épiphanie est la fête universelle.

Si, à Noël, c’est une joie douce qui s’empare de nous, à l’Épiphanie, c’est plutôt un frisson qui nous saisit et porte notre regard au loin, vers l’Épiphanie finale, celle que nous attendons dans l’acclamation de l’anamnèse lorsque nous chantons: "Viens, Seigneur Jésus!"



Dimanche de l'Epiphanie 2009 – Année C – Mt 2, 1-12

Homélie: Père Michel Wackenheim


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Illustration: www.evangile-et-peinture.org (La Bonne nouvelle en Image).





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