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Dimanche 28 novembre 2010

Premier dimanche de l'Avent

Chronologiquement, l'Avent est la période de quatre semaines qui précède la célébration de la Nativité de Jésus. Ce temps n'est pas, si nous regardons son contenu chrétien, uniquement un temps de "préparation à Noël".

Il vaudrait mieux de le décrire comme le temps destiné à cultiver l'espérance en tant que cela est une condition inextirpable de l'existence chrétienne. C'est un temps très riche, très complexe, qui donne beaucoup à réfléchir et qui, dans sa liturgie, nous offre des textes bibliques très beaux et saisissants.

Par disgrâce, se présentent à nous quelques obstacles inéluctables nous empêchant ainsi de vivre pleinement ce temps et de lui donner toute sa saveur:
Excepté les inévitables préoccupations inhérentes pour les cadeaux et les vœux, il y a le chevauchement de l'Avent avec le Mois de Marie (qui est le temps le plus marqué dans la religiosité au Chili); la fin de l'année académique surchargée (pour les professeurs et les élèves avec les examens et les épreuves décisives); la saturation publicitaire qui inonde les valeurs et les signes de la célébration de Noël. Nous devons aussi veillez deux écueils, celui de tomber dans le folklorique, d'une part, en vidant cette période de son contenu proprement chrétien, et, d'autre part, de noyer la générosité et la solidarité dans un consumérisme effréné.

Cela dit, je vous invite à réfléchir brièvement sur l'espérance inhérente à la foi chrétienne... L'espérance a quelque chose à voir avec notre futur, évidemment. Mais, est-il possible d'espérer quelque chose du futur? Y-a-t-il un futur qui ne soit pas appelé à se convertir en passé? Dans quelle mesure pouvons-nous constituer notre futur? Allons-nous, nous-mêmes, vers notre futur ou, est-ce notre futur qui vient à nous? Ces questions, et celles qui leurs ressemblent, ont toujours tourmenté l'esprit des hommes. Elles constituent le socle où émerge l'espérance chrétienne avec sa particularité spécifique. Le futur de cette espérance est situé dans l'éternité, dans le temps de Dieu. Ce que nous espérons, c'est entrer dans la communion définitive avec Dieu dans laquelle l'existence n'est ni soumise à l'avenir, ni condamnée à se convertir en passé.

Notre foi au Dieu d'Amour nous invite à la communion éternelle avec lui. Elle nous pousse à prendre des décisions qui nous conduisent à cette rencontre définitive. Mais, en même temps, elle nous fait reconnaître ce Dieu qui vient à nos vies à travers les rencontres et les événements imprévus. Celles-ci deviennent alors beaucoup plus importantes pour la configuration de notre existence que les projets que nous traçons nous-mêmes. De plus, si nous n'avons pas avant quelques avant-goûts, même anticipés et partiels, du merveilleux qu'est la communion avec Dieu, cela nous deviendrait impossible d'espérer et de désirer ce futur de communion éternelle avec Dieu. Nous ne pourrions pas chercher Dieu, si Dieu lui-même n'était pas venu à notre rencontre dans notre histoire.

Il nous est difficile de percevoir la richesse insondable qui s'est donnée dans l'existence historique de Jésus. Cependant, nous pouvons synthétiser notre espérance en "être toujours avec lui". Cette histoire, qui commença à partir de Bethléem, nous pousse à espérer et à désirer la rencontre définitive avec lui, à ne mettre notre espérance qu'en lui seul.

L'espérance chrétienne naît uniquement de notre foi en ce Dieu qui nous aime, et ne peut se transmettre si elle n'est pas animée par l'amour de lui et par le désir de la communion éternel avec lui. Une espérance sans désir n'est pas une espérance.

Au sujet des textes:

- Première lecture: Is 2, 1-5

Isaïe souligne que la communion avec Dieu se traduit par la Paix universelle en dépassant le besoin et la recherche du pouvoir et de la domination, en franchissant les barrières qui nous maintiennent séparés et distants.

- Deuxième lecture: Rm 13, 11-14

Saint Paul nous avertit que la "venue prochaine du Salut" (cf. la "venue du Règne de Dieu" dans le message de Jésus) doit se voir dans la nature et le caractère de nos œuvres avec transparence et cohérence.

- Evangile: Mt 24, 37-44
Jésus met en valeur la "venue de Dieu". Celle-ci revêt un caractère de "Justice", une Justice qui est salvatrice pour ceux qui ont vécu dans "l'espérance du Seigneur" et qui condamne ceux qui ont vécu à la dérive et sont préoccupés par des critères immédiats, par rien de plus que de boire, manger et se marier.

Suggestions de Vie:

1) Vivre ouvert à ce "Dieu plus grand que soi", à son amour, à son futur, et aussi à sa justice. ("Accepter que notre condamnation soit le commencement de notre salut" S. Augustin).

2) Reconnaître que la condition indispensable de l'espérance est de ne pas s'installer, la non-satisfaction de notre présent, la conscience de précarité, de limites, de ne pas vivre en plénitude.

3) Nous demander si nous avons vraiment faim et soif de Dieu. Dieu est présent quand nous souffrons de son absence, quand nous sommes nostalgique de lui.



Premier Dimanche de l'Avent 2010

Père Beltran Villegas ss.cc - (Chili)
"Esquemas para Homilias" - Conférencia Episcopal de Chile - 2005

Illustration: Berna Lopez© www.evangile-et-peinture.org





CHEMIN DE CROIX (CHILI)

"VIA CRUCIS DU PAUVRE"

>> La tradition du Chemin de Croix (Via Crucis) remonte au 15ème siècle. Les chrétiens, qui ne peuvent se rendre sur les lieux saints à Jérusalem, font mémoire de la Passion, de la mort et de la Résurrection de Jésus grâce à des représentations placées dans les églises, les calvaires…

Parcourir un Chemin de Croix, c'est évoquer les derniers moments douloureux de la vie de Jésus, lire l'Évangile, prier et méditer. C'est s'arrêter un temps, marquer des stations, où le silence indispensable dit Dieu. Participer à un Chemin de Croix, c'est une façon de suivre ce Jésus qui va jusqu'au bout de l'amour.

ssccpicpus.fr propose un Chemin de Croix écrit par le Père Esteban Gumucio, de la Congrégation des Sacrés-Cœurs, aujourd'hui décédé. Il a été écrit avant 1989, dans un contexte historique difficile, celui de la dictature.

Dans ce Chemin de Croix, Esteban montre comment Dieu fait homme à assumer jusqu'au bout notre condition à travers la figure du Pauvre, des pauvres: "Aux yeux des hommes sans foi, ils apparaissent comme vaincus; mais ils sont la victoire de l’humanité. Sans ce pauvre cloué sur sa croix, nous serions incapables de lui donner tout son sens au Jésus de Nazareth crucifié."


Via Crucis du Pauvre, d'Esteban Gumucio, ss.cc

à télécharger en format PDF.
(reproduction interdite - illustrations evangile-et-peintures.org)





PREMIERE STATION
Jésus est condamné à mort


Le Pauvre se trouvait en face de tous les pilates.
Les pilates lui demandèrent:
"C’est quoi la pauvreté?"

Le Pauvre ne sut pas la définir.
Il avait des mains de pauvre, un silence de pauvre,
et un regard de pauvre, le même depuis des siècles,
innocent et endolori par la faim.

Les pilates se lavèrent les mains.
L’eau dans le lavabo des pilates se changeait en or,
"en or menacé", disaient-ils....
"Il faut sauver notre or!" criaient les courtisans...
"Si tu ne condamnes pas le Pauvre, tu n’es pas un ami de César."

Les pilates appelèrent leur ministre des finances:
"C'est bien, dit le ministre, crucifiez-le pour que le dollar ne baisse pas...
Et vous, enrichissez-vous!".





DEUXIEME STATION
Jésus est chargé de sa croix


Depuis le jour de sa naissance, la Croix était préparée.
Pourtant, quand le Pauvre naquit,
son père, qui était pauvre lui-aussi, avait dit:
"Pour élever cet autre enfant,
Dieu ne nous manquera jamais."

Dieu ne manqua pas,
et, jamais ne manquera;
mais en revanche, le toit, le pain et les vêtements, oui.

La mère porta la croix à l’hôpital très souvent.
Elle s'y rendait enveloppée de l’unique couverture.
Elle y allait avec la croix dans le ventre gonflé
pour chercher la caisse de lait bon marché
qu’ils lui donnaient une fois par mois...

Et la croix était écrite sur plusieurs papiers et certificats
qui accompagnaient les longues attentes des pauvres
lorsque la vie va naître...

L’enfant naquit.

Dans la ruelle, sa croix se joignait avec tant d’autres croix
que cela ressemblait à un cimetière d’enfants.

Alors, l’enfant grandit comme il put,
jusqu’au jour où il eut la force de la lever
et de la charger sur ses épaules.




TROISIEME STATION
Jésus tombe pour la première fois


Le Pauvre tomba sous le poids de la croix.

Ils le poussaient pour qu'il tombe.
Lui, il ne voulait pas tomber.

Ils l’obligeaient à charger la croix.
Lui, il ne voyait pas pourquoi il devait la porter.

Alors ils dirent de lui qu’il était subversif et séditieux.
Ils criaient:
"Aux Pauvres, ils leurs conviennent d’être pauvres!...
L’ordre est ainsi. Baissons-les leurs salaires!
Etablissons un salaire minimum qui ne leurs permette pas de vivre.
Alors, ils devront charger la croix même s’ils n’aiment pas cela,
et devront la porter péniblement...
C’est comme ça la loi de l’offre et de la demande…!"


Dieu n’a pas voulu que le Pauvre soit pauvre.
Lui, il n’était-il pas dans le plan du Dieu de la vie...
Mais, le Pauvre dut prendre sa croix
pour avoir le droit de marcher, même s'il fût à moitié crucifié.




QUATRIEME STATION
La Mère rencontre son Fils


La douleur de la mère est grande comme un océan.
Elle gardait en son cœur toutes les illusions:
comment le fils pourrait-il être mieux qu’eux...
"Quand Dieu tarde, c’est qu’il vient ensuite, fils.
La justice des hommes faillira, mais pas la justice de Dieu".

La mère du pauvre croit en la force de la vérité.
Elle sait qu’un jour ces croix deviendront flambeaux.

Pendant ce temps, le Pauvre marchait dans les rues
avec beaucoup d’autres innombrables, pauvres comme lui.
Dieu les regardait en silence.
Eux, ils le regardaient en silence...
Et, des deux côtés de la Via Crucis,
naissait du silence une rumeur qui allait se convertir en cri.
La rumeur et le cri de tant de croix deviendront tempête.
Le cri souffrant des peuples brisera la clef de voûte des puissants...

Entre-temps, le Pauvre marchait, sous les yeux de sa mère.
Il marchait avec sa croix de plusieurs siècles.




CINQUIEME STATION
Le Cyrénéen aide à porter la croix


Au Cyrénéen, il lui en coûte de regarder et de croire
qu’il existe de la misère et que la misère est terrible.
Au Cyrénéen, le cœur ne lui manque pas.
Il lui manque de l’audace pour ouvrir ses yeux.
Maintenant, il les a ouverts.

Tout d’abord, il quitte sa tunique.
Il a honte de ne pas avoir vu son frère.
Après, il apprend à reconnaître
que ses épaules sont pareilles à celles de l’homme tombé...

Le Cyrénéen s’inclina
(il n’était pas habitué à le faire)
et prit la part du bois qui lui correspondait.

Depuis lors, son pain et son porte-monnaie
se sont transformés en participation,
en solidarité, en partage, en fraternité.

Le Cyrénéen partit chercher son cousin Zachée
pour apprendre de lui comment rendre le "volé"
et partager ce qu'il a en propre.




SIXIEME STATION
Les saintes femmes essuient son visage


Madame Véronique parcourut toutes les prisons et les commissariats,
cherchant son fils.
Ils lui répondaient qu’il avait disparu.

Madame Véronique, avec d’autres femmes,
alla demander au gouverneur Ponce Pilates
qu’il les laisse voir le visage de leurs fils ou celui de leurs maris.
Mais, les corps n’étaient pas au Palais du Prétoire,
ni à l’institut médico-légal. Ils n’étaient pas non plus à la police scientifique,
ni au Centre National d’Intelligence.

Elles continuèrent de chercher les croix du Nord au Sud,
parcourant le désert avec l’espérance de rencontrer leurs os.
Madame Véronique disait:
"Je ne souhaite qu’aucune mère souffre ce que j’ai souffert..."

Comme toujours, au moment d’arriver dans sa maison,
avec ses pieds enflés par tant de trottoirs et de bus,
elle contemplait avec des baisers et des pleurs
le visage torturé de son fils qui se laissait deviner sur la photographie
quand il fit sa Première Communion.




SEPTIEME STATION
Deuxième chute


La deuxième chute vient en hiver,
quand les fils du chômeur tombent
à cause de la grippe et de la dénutrition.

L’argent, que l’on obtient grâce à la vente des fourchettes inutiles,
il faut le dépenser pour acheter la pénicilline
et ces pilules roses que l’on donnait avant dans les centres médicaux.

Le docteur dit que l’enfant aurait dû suivre un régime de sur-alimentation
afin que la tuberculose ne l’atteigne pas...
"Et comment, dis-je?"
Lui et elle marchent avec courage dans la glaise,
secouant les grosses gouttes de pluie,
pour obtenir un demi-litre de paraffine.

A la sortie du Temple de Jérusalem, les pharisiens disaient:
"Ils ne travaillent pas, de purs fainéants!
Crucifiez-les!"





HUITIEME STATION
Pleurez sur vos péchés


Les dames furent surprises quand Il les appela "Filles de Jérusalem".
Elles marchaient chargées de douleurs et d’espérances,
avec la force de leur défi devant l’adversité.

Pour pleurer, il faut le faire en cachette, c’est mieux,
et s’essuyer les larmes avec un bout de blouse…
afin que les enfants ne les voient pas...
Et, il faut sortir chercher un petit travail pour la journée, ni logées, ni nourries,
ou pour faire un peu de couture, comme celle que l’on demande de faire
à la maison pour 110 ou 200 pesos tout au plus, juste pour la dépense des yeux.

Elles vivent et prennent compassion de Jésus-Christ, compatissant avec lui,
sur ce long chemin de pauvreté emprunté tous les jours.

Mais, les femmes vont ensembles
et traversent, sereines, les files de soldats.




NEUVIEME STATION
Troisième chute


Il paraîtrait que le Seigneur voudrait l'écraser avec la souffrance.

L’homme pauvre est encerclé de tous côtés, et n'a pas de sortie.
Pour qu’il puisse posséder une maison,
ils lui ont mis des chaînes de trente ou vingt ans de délais
et de contrats avec la compagnie d’électricité pour avoir la lumière électrique
et la payer par échéances.
Ils menacent le pauvre de confiscations et de saisies s’il ne pas paie pas
ses échéances alignées sur l’inflation.

Il faut qu’il tombe pour la troisième fois.

Il continuera de tomber jusqu’à la dixième ou vingtième génération,
jusqu’à ce que le plus jeune de ses petits-enfants ait payé
la dernière échéance au Service National du Logement à la sueur de son front
et celle du plus jeune de ses arrières petits-enfants
jusqu’à ce qu’ils voient des jours meilleurs.



DIXIEME STATION
Jésus est dépouillé de ses vêtements


Il y a des pauvres appauvris
qui changent de linceul plusieurs fois dans la vie.
Il y a des pauvres nus de tout droit.

Ils se répartissent ses vêtements, discrètement,
sous la protection des lois.
Dépourvus de toute justice, ils sont là, nus,
à la porte du Palais des Tribunaux.
Il n’y a même pas une lueur d'espoir légale pour couvrir leurs hontes.

Un agent du Centre National d’Intelligence les interrogea;
mais il n’existe pas de torture
tant que son existence à elle n'est pas prouvée devant la loi.

Le Pauvre était nu, quand, cloué aux poignets,
il s’évanouit de douleur.
"La confession du torturé est une preuve suffisante
pour le crucifier juridiquement",
dit un Juge de la Cour.

Maintenant, le Pauvre sort nu.
Il porte comme pagne une sentence d'accusation,
sans recourt de protection, sans appel.

L’homme mis à nu marche entre deux files de juges
vers le sommet du mont Calvaire.
Les juges firent mettre un écriteau en haut de toutes les croix injustes:
"La Justice est passée par ici".




ONZIEME STATION
Jésus est cloué sur la croix


C’est si simple de crucifier le Pauvre.

Dis-lui que tu ne peux pas le payer plus;
qu’il y en a beaucoup d’autres qui souhaiteraient pouvoir travailler.

Dis-lui qu’il revienne un autre jour.

Dis-lui que la nation a besoin du sacrifice des pauvres
pour que l’économie nationale des riches garde sa stabilité.

Dis-lui: Qu’est-ce qu’il a cru? Il ne manquerait plus que ça!
Les choses ne peuvent pas être meilleures!...

Dis-lui que l’important c’est le marché libre, et
que, après, quand le vase du riche sera rempli,
il débordera en abondance sur les pauvres.

Dis-lui d'attendre!
C’est aussi simple que de clouer une poutre horizontale sur une autre verticale.

Mais notre Seigneur Jésus-Christ est en chacun de ses pauvres,
cloué aux mains et aux pieds, entre ciel et terre...

Du haut de toutes les croix, s’écoute une voix:
"Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font".




DOUZIEMESTATION
Jésus meurt sur la croix


Nul n’a plus grand amour que celui de donner sa vie pour ses amis.

Les vrais pauvres soutiennent le monde avec leur amour.
Aux yeux des hommes sans foi, ils apparaissent comme vaincus;
mais ils sont la victoire de l’humanité.
Sans ce pauvre cloué sur sa croix,
nous serions incapables de lui donner tout son sens au Jésus de Nazareth crucifié.

Ce qui fait un homme,
ce n'est pas ce qui brille du pouvoir ou de la richesse.
Ce qui fait un cœur humain,
ce n’est pas non plus le triomphe de l'efficience ou du plaisir.

Dans la croix et dans un cri déchirant est l'essentiel,
parce que l’amour n’est pas aimé.

Au soir de chaque siècle, de chaque année et de chaque jour,
la terre se remplit de tristesse avec la plainte du Pauvre:
"J’ai soif!".

C’est l’appel de Dieu pour que l’homme se fasse homme,
en se faisant frère.




TREIZIEME STATION
Jésus est détaché de la croix


Tous nous pouvons faire quelque chose.

Mais seuls les pauvres eux-mêmes peuvent descendre
des croix de tous les temps.
Seuls eux peuvent empêcher qu’ils les clouent aux mains et aux pieds.
Seuls eux, les pauvres, peuvent faire qu’il n’y ait plus de soldats
qui transpercent avec leurs lances le côté du peuple.
Seuls eux peuvent faire que le monde ait un seul calvaire
avec une seule croix qui rappelle la victoire de Jésus-Christ.

A toi, Joseph d'Arimathie,
et tous ceux qui ont un cœur de pauvre,
nous vous demandons, avec un profond respect,
de détacher les clous, de le libérer de ses attaches, de réconcilier la justice.




QUATORZIEME STATION
Jésus est mis au tombeau et est ressuscité


Pauvres du monde, votre vie est cachée en Dieu.
Pilates et les siens vous voient ensevelis,
mais vous êtes vivants.

Jésus-Christ est ressuscité!
Que fleurissent les champs pour les paysans qui les travaillent!

Et que les mapuches chantent en leur langue
la récupération de la terre de leurs ancêtres!

Et que chaque pauvre lève sa tête et regarde le Seigneur!...
Il est mort pour tous, afin que tous aient la vie.

Jésus-Christ est ressuscité!

Il va de part le monde joignant les mains de tous les pauvres!
Et rompre les chaînes!

Amen.




Père Esteban Gumucio, ss.cc

Pour en savoir plus sur Esteban, consulter sa biographie sur www.ssccpicpus.fr







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