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NOTRE FONDATEUR, PIERRE COUDRIN

et sa 'vision' du 20 octobre...

Le temps passé dans un grenier, à la Motte d'Usseau, près de Poitiers, sera pour Pierre Coudrin, futur fondateur de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Picpus), le lieu d'une expérience spirituelle extraordinaire qui le marquera pour la vie... Il y a vu ce que nous sommes à présent.

La vision de notre fondateur, le 20 octobre 1792, en la fête de Saint Caprais, est l'événement fondateur de notre Congrégation.
Toutes nos communautés sont invitées à fêter ce moment. Le site propose des textes à télécharger pour préparer les célébrations.



►Pour préparer vos célébrations
(messe, adoration, temps de prière) ssccpicpus.fr vous propose du matériel:


Récit complet de la vision du Bon Père à la Motte d'Usseau

Propre de la Messe de Saint Caprais

Homélie du Supérieur Général lors de sa visite à Coussay les Bois en juillet 2006

"Méditation pour le 20 octobre"du Père Friedhelm Geller ss.cc (Allemagne).



► Retour sur l'événement fondateur de notre Congrégation:
La vision de Pierre Coudrin à la Motte d'Usseau


Pendant la Révolution Française, en 1792, le jeune Pierre Coudrin, de famille modeste, est un prêtre réfractaire. Il est de ceux qui refusent de prendre part à "un acte de schisme". Afin d'éviter l'exil ou la déportation et donc, à terme, la mort, il se réfugie en mai 1792 dans un grenier, à la Motte d'Usseau, près de Châtellerault.

Dans ce grenier, il ne peut se tenir debout. Son état physique se dégrade. Il passe ses journées à prier, à lire l'histoire de l'Église et à dire la messe. Un jour, le Père Coudrin fait une expérience mystique. Il en fera le récit quelques années plus tard: "Ce fut là qu'un jour, monté dans mon grenier, après avoir dit la messe, je me mis à genoux auprès du corporal où je croyais toujours avoir le St Sacrement. Je vis alors ce que nous sommes à présent. Il me sembla que nous étions plusieurs réunis ensemble; que nous formions une troupe de missionnaires qui devaient répandre l'évangile partout. Comme je pensais donc à cette société de missionnaires, il me vint aussi l'idée d'une société de femmes, mais non pas d'une communauté telle qu'elle existe, puisque je n'avais jamais vu de religieuses. Je me disais : nous n'aurons ni argent ni revenus; nous serons mangés de poux, et autant que je puisse me rappeler, car je ne l'assurerais pas, crainte de mentir, je me disais encore : il y aura une société de femmes pieuses qui auront soin de nos affaires pendant que nous irons en mission. Ce désir de former une société qui portât partout la foi ne m'a jamais quitté (...)"

A la date du 20 octobre, le bréviaire du diocèse de Poitiers rapporte le récit du martyre de Saint Caprais, Evêque d'Agen au début du IVème siècle. Fuyant la persécution, Caprais s'est réfugié dans la montagne dominant sa ville épiscopale. De là, il peut suivre ce qui se passe sur la place: une jeune fille, Sainte Foy, subit le martyre, plutôt que de renier sa foi. Le vieil Evêque sent sa lâcheté. Il quitte immédiatement sa cachette et témoignant avec vigueur de sa foi, il obtient le martyre.

Ce 20 octobre 1792, comme enfiévré par ce qu'il a "vu" et lu, Pierre Coudrin se sent à l'étroit dans son grenier. Il ne tient plus en place. Le récit du martyre de Saint Caprais le jette littéralement hors de sa cachette, sur les routes de l'Evangile. Ses cousins et les châtelains essaient de le retenir, en vain. Il s'échappe, il court vers Poitiers pour se mettre à la disposition des responsables de l'Eglise qui y survit dans les catacombes. Sans plus attendre, tel un "athlète du Christ" brûlé par la Passion de l'Evangile "oubliant le chemin parcouru, tendu en avant," il s'élance résolument (Ph 3,12-14).

Quelle folie ! Alors que tout autour de lui se défait, pourchassé et seul, il conçoit -ou reçoit- le projet de réunir une double communauté d'hommes et de femmes, pauvres et sans moyens, pour porter l'Evangile partout. Telle est l'Oeuvre que Dieu lui confie à réaliser.

Embrasé par l'Amour de Dieu, en pleine Terreur, il assurera son ministère, avec zèle, dans un faubourg de Poitiers, terre jadis évangélisée par Grignon de Montfort. Il portera toujours sur lui, pendant ces événements, le Viatique. Rien ne pouvait l'arrêter, pas même la peur de mourir. Tantôt, il visite les malades. Tantôt, il dit la messe "en toute illégalité". Sa tête sera mise à prix. Il changera de nom et de costume à plusieurs reprises pour éviter les gendarmes. "Marche-à-terre", en prêchant et en vivant l'Évangile, s'attachera à reconstruire une Église divisée.

Au cours de son ministère clandestin, Pierre Coudrin sera amené à prendre la direction spirituelle d'un groupe de femmes pratiquant l'Adoration et aidant les prêtres réfractaires (Société du Sacré-Cœur). Le "maquisard de Dieu", comme on l'appellera par la suite, y rencontrera, en 1794, Henriette Aymer de la Chevalerie. Elle s'était convertie en prison et avait un rare don d'oraison et un esprit de mortification. Trois ans après, en 1797, le Père Coudrin lui fera part de son projet de fondation... Les deux destins s'uniront. Ils prononceront leurs voeux le 24 décembre 1800, pendant la nuit de Noël, comme Zélateur et Zélatrice de l'Amour des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie. Une nouvelle famille religieuse est née.

La Providence favorisera le nouvel institut, malgré des débuts difficiles. Les premières communautés s'attacheront à signifier l'Amour de Dieu dans une société où on ne sait plus ce que cela signifie. Tant en France qu'à l'étranger, les Frères prendront en charge des missions paroissiales, des séminaires, des écoles... Les Sœurs, ouvriront des écoles gratuites pour les pauvres... Les communautés seront des lieux permettant à chacun de chercher Dieu dans l'Amour des Sacrés-Cœurs en pratiquant l'adoration réparatrice afin d'y prendre de nouvelles forces pour l'apostolat.











Anniversaire de la mort du Bon Père

Le 27 mars 1837, Pierre Coudrin, fondateur de la Congrégation, décédait à Picpus. "Il souffrit beaucoup pour la foi... Rempli de zèle pour la gloire de Dieu et d'ardeur pour le salut des âmes, il fut le modèle de tous les membres de sa Congrégation par l'austérité de sa vie, leur appui par la sagesse de ses conseils, leur ami par sa touchante bonté. Il les dirigea constamment dans les voies du Salut..." (de l'épitaphe déposée dans son cercueil).

Les Frères, les Sœurs et les Laïcs de la Congrégation font mémoire du Père Marie-Joseph Coudrin et vous invite à prier pour sa béatification:




Prière pour la Béatification de Pierre Coudrin


Dieu, notre Père,
tu as appelé ton serviteur,
le Père Marie-Joseph Coudrin
à fonder une nouvelle Congrégation religieuse dans l’Eglise
pour répandre partout dans le monde
les richesses infinies de ton Amour manifesté
dans le Cœur de Jésus, ton Fils,
et dans le Cœur de Marie sa Mère.

Fais que l’Eglise,
par la canonisation de ton serviteur,
le propose comme un authentique témoin de ton Evangile,
pour que son zèle ardent et sa prière confiante
nous stimulent à suivre Jésus sur les routes humaines.

Donne-nous de brûler du même zèle
pour contempler ton Amour agissant au cœur de nos vies
et pour l’annoncer toujours et partout.

Nous te le demandons par Jésus le Christ,
ton Fils, notre Seigneur.

Amen !









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