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La congregation des sacres-coeurs (Picpus) a Tahiti et aux iles marquises

Les Pères de Picpus sont arrivés en 1836 en Polynésie Française. Cette présence dans les "missions extérieures" était importante pour notre fondateur, le Serviteur de Dieu Pierre Coudrin. Les picpuciens ont marqué l'histoire de la Polynésie Française et reste toujours très actifs, à 18.000 km de Paris, dans un petit coin de "paradis," aux pays des perles et de Jacques Brel.

Cet article, écrit par le Père Jean-Pierre Cottanceau ss.cc, 'missionnaire' à Tahiti, nous donne quelques informations quand à la présence des frères sur place, et nous fait rêver quant la situation géographique des Îles, à son histoire...


█ SITUTATION GEOGRAPHIQUE

La Polynésie Française est un ensemble de 125 îles réparties sur 4 millions de Km2. Cet ensemble se divise en cinq archipels:
- Iles de la Société en deux groupes: Les Îles du Vent (Tahiti, Moorea…) et les Îles sous le Vent (Raiatea, Tahaa, Bora Bora...).
- Iles Tuamotu (Rangiroa, Hao etc…).
- Iles Gambier (Rikitea).
- Iles Australes (Tubuaï, Rimatara, Rurutu, Rapa, Raivavae…).
- Iles Marquises (Hiva Oa, Fatu Iva, Tahuata, Ua Pou, Ua Huka…).

Les distances sont importantes entre les îles: 1.400 km entre Papeete et les Iles Marquises; 1.600 Km, entre Papeete et les Iles Gambier; 600 Km entre Papeete et les Îles Australes, et, l’archipel des Tuamotu s’étend sur 1.500 Km d’est en ouest!

Située au cœur de l’océan pacifique, la Polynésie Française est à 9.500 Km de Tokyo, 6.500 de Los Angeles, 8.000 de Santiago du Chili, 4.500 d'Honolulu, 4.000 d'Auckland, et, 18.000 de Paris

L’ensemble des terres qui constituent la Polynésie Française fait 4.000 Km2, soit la moitié de la Corse. L’île principale, Tahiti, fait un peu plus de 1.000 Km2.

Lors du recensement de 2007, la population a été estimée à 260.000 habitants, soit une augmentation de 6% par rapport au chiffre de 2002. 87,3% de la population habite l’archipel de la Société (75% sur Tahiti-Moorea), 6,5% aux Tuamotu/Gambiers, 3,6% aux Marquises et, 2,6% aux Australes

█ UN PEU D'HISTOIRE

Le peuplement de la Polynésie remonterait aux débuts de l’ère Chrétienne. Les populations "maohi" étaient originaires de l’Asie du Sud Est (Malaisie?) et grâce à leur connaissance de la mer, s’implantèrent peu à peu d’île en île. On retrouve dans certains mots une racine identique depuis l’Indonésie jusqu’à l’île de Pâques.

Les premiers occidentaux à entrer en contact avec les Polynésiens furent Wallis (Angleterre) qui découvrit Tahiti en 1767, Bougainville (France) en 1768, le capitaine Cook (Angleterre) en 1769 et Boenechea (Espagne) en 1772.

La fin du 19ème siècle vit arriver une main d’œuvre originaire de Chine, importée pour travailler le coton. L’exploitation du coton n’a pas duré, mais les Chinois sont restés. Ils ont une part importante dans les secteurs du commerce, depuis la petite épicerie jusqu’aux grandes entreprises commerciales.

Après plusieurs étapes, la Polynésie Française fait aujourd’hui partie de la République Française, mais dispose d’un parlement et d’un gouvernement autonome. La métropole est représentée par un "Haut Commissaire". Le président du territoire est élu par les "conseillers" qui eux, sont élus par le peuple.
Le gouvernement Polynésien dispose d’un certain nombre de pouvoirs, au niveau fiscalité (impôts), affaires sociales, économiques…

Les Tahitiens qui ont donc un passeport français votent pour le président de la République Française, les députés (2 députés représentent la Polynésie à Paris) et les maires des communes.

La monnaie est le "Franc Pacifique" (XPF) qui est à parité fixe avec l’Euro (118 XPF = 1 Euro), mais il semble que le territoire s’achemine vers l’adoption de l’euro en Polynésie d’ici un ou deux ans.

█ L'EVANGELISATION

Les premiers missionnaires furent des catholiques, deux Franciscains Espagnols, arrivés à Tahiti le 27 novembre 1774. Le premier janvier 1775 est plantée la première croix, en même temps que le drapeau Espagnol, et le roi d’Espagne est acclamé trois fois!
Cependant, devant les difficultés rencontrées (un seul converti en un an), les Franciscains quittent Tahiti le 29 novembre 1775, et ne reviendront jamais.

Le 5 mars 1797 arrive d’Angleterre le navire "Duff" avec à bord 30 missionnaires protestants Anglais envoyés par la "London Missionary Society" dans différentes îles du Pacifique. 18 d’entre eux restent à Tahiti. Après des débuts difficiles, ils commencent à faire des conversions, s’attaquent à la traduction de la Bible en Tahitien. En 1819, le roi de Tahiti se fait baptiser, et en 1825, on compte déjà 32 missionnaires Protestants Polynésiens. A partir de 1852 arrivent les missionnaires Protestants Français qui prennent le relais de leurs frères Anglais; en 1884 est fondé le Conseil Supérieur des Eglises Tahitiennes, et cette Eglise protestante obtiendra son autonomie en 1963.

Le 20 novembre 1826, six frères de la Congrégation des Sacrés Cœurs (Picpus) sont envoyés à Honolulu (Hawaii), confié par le Vatican à notre Congrégation.

En 1833 est fondé le "Vicariat Apostolique de l’Océanie Orientale;" aux îles Hawaii (Sandwichs à l'époque), se sont ajoutées les îles Marquises, Gambier, les îles de la Société, les Tuamotu, les îles Cook et l’île de Pâques (Rapa Nui). Mgr Etienne Rouchouze ss.cc est nommé Vicaire Apostolique de ce vaste territoire. Il embarque avec les pères Jean Chrysostome Liausu, Honoré Laval et François d'Assise Carret, le 22 novembre 1833 pour les îles Gambier, où ils arrivent le 7 août 1834. En 1836, le roi de l’île se convertit et en 1838, l’ensemble de la population est devenu catholique! C’est des Gambiers que partent les missionnaires des pères des sacrés-cœurs pour les autres archipels: le 20 novembre 1836, ils arrivent à Tahiti; le 15 août 1838 ils arrivent aux îles Marquises et, le 19 mai 1849, ils arrivent aux Tuamotu (atoll de Faaite).

Aujourd’hui, le diocèse de Papeete, qui est le plus grand diocèse au monde, compte une vingtaine de prêtres diocésains, et autant de diacres permanents. Ils vivent tous dans leur paroisse de Tahiti et assurent de temps en temps des visites dans les paroisses des îles dont ils sont aussi chargés, soit 33 paroisses hors de Tahiti - Moorea. Le diocèse de Taiohae (Marquises), dont l'évêque est un picpucien (Mgr. Guy Chevalier ss.cc), compte deux prêtres diocésains.

█ LA CONGRÉGATION AUJOURD'HUI EN POLYNÉSIE FRANÇAISE

Bien que la Polynésie Française soit divisée en deux diocèses (Archevêché de Papeete et Evêché de Taiohae - Marquises), elle ne constitue au niveau de la Congrégation qu’une seule Vice Province dépendant de la Province de France.

Actuellement, cette Vice Province est forte de 19 membres. Bien que n’appartenant plus à la Vice Province, nous pouvons ajouter Mgr Guy Chevalier ss.cc, évêque des îles Marquises, et son prédécesseur, Mgr Hervé Marie Le Cléac'h ss.cc.

► Les 19 frères vivent dans des communautés...

- Communauté de Atuona, île de Hiva Oa: Père Léon Lemouzy, Père René Pousset, Frère Michel Tara.

- Communauté de Pirae à Tahiti: Père William Tepa (Supérieur Vice Provincial), Père Emile Dubot, Père Bruno Puech, Père Paul Daydou, Père Jean Pierre Cottanceau, Frère Robert Kaiser, Frère Philippe Peltier, Frère Merehau Fatupua, plus, le Père Emmanuel Wora et le frère Silverius Tobe, tous deux membres de la province ss.cc d’Indonésie.

- En paroisse (Papara), le Père Pierre Le Guevel (rattaché à la communauté de Moorea).

- Communauté de Paopao (île de Moorea): Père Pascal Chang Soi, Père Nicolas Jakimowycz, Frère François Tiafariu, Frère Paul Tinomano, et le novice Ferdinand Fatoa.

- Chargé des îles Gambier et des îles de Hao / Amanu: le Père Maurice Boscher (rattaché à la communauté de Pirae).

- Deux frères Polynésiens sont en France, à la communauté de Graves:Père Tahiri Tiaoao, au service du secteur paroissial de Villefranche de Rouergue dans l'Aveyron (12), et, le Frère Hervé Dexter, au service du Pénalty.

Notons pour terminer l’absence de Religieuses des Sacrés-Cœurs, mais par contre l’existence de deux communautés de la Branche séculière, une localisée à Papara et l’autre à Faaa.

► Les structures de la Vice Province

La Vice Province dispose d’un PVRA (Projet de Vie Religieuse Apostolique) et d’un Plan de Formation Initiale, et chacune des trois communautés, dispose également de son PVRA.

Une commission "Jeunes et Vocations" fonctionne en lien avec les responsables laïcs des groupes de jeunes des différentes paroisses. Le responsable en est le P. Emmanuel. Les activités de la commission se déploient à plusieurs niveaux:
- Les temps forts de grands rassemblements: en octobre, la "Marche Eustaquio" et, en mai les "Journées Damien," rassemblent près de 200 jeunes.
- L’accueil de jeunes dans et par la communauté: la communauté accueille de jeunes scolaires et étudiants qui portent en eux une certaine ouverture à la réflexion vocationnelle. Ces jeunes sont donc "pensionnaires" dans la communauté; ils ont leurs études dans différentes écoles et participent selon un programme établi à certaines prières et aux repas communautaires, tout en ayant des temps entre eux avec les frères qui les accompagnent.
- Les journées "pré-regardants" sont l’occasion d’accueillir, pendant les vacances scolaires et pour trois jours, des jeunes désireux de découvrir notre communauté et la vie religieuse.

La Vice Province dispose de toutes les structures de formation initiale, malgré son petit nombre et à cause de son isolement géographique et linguistique: Une commission de formation initiale dont le responsable est le Père Jean Pierre; le postulat est à la communauté de Pirae, localisé dans une maison à part, le "Fare Epifania", sous la responsabilité du Frère Philippe accompagné du Père Jean Pierre; Le noviciat est à la communauté de Moorea, et le maître des novices le Père Pascal; L’étape des vœux temporaires est à la communauté de Pirae, localisée au "Fare Coudrin", sous la responsabilité du Père Jean Pierre, accompagné du Père William.

► Les engagements apostoliques

Pour comprendre la situation de nos engagements apostoliques, il faut connaître un peu la situation de notre Congrégation dans l’histoire de ce diocèse de Polynésie: jusque dans les années 1970, il n’existait pas d’Eglise diocésaine. C’est la Congrégation qui assurait l’organisation, le fonctionnement et la vie de l’Eglise. Les Pères venus de France assuraient la vie des paroisses. Ils étaient donc la plupart du temps seuls, et leur souci était celui de leur paroisse ou de leur île. La dimension « vie religieuse communautaire» était donc peu présente. Il n’y avait pas de distinction entre Congrégation et Eglise locale, et l’évêque était souvent considéré comme un « provincial ».

En 1973, le dernier évêque de la Congrégation des Sacrés-Cœurs à Tahiti, Mgr Mazé ss.cc, cédait la place à un évêque diocésain, et l’Eglise locale commençait à avoir ses propres prêtres non picpucien. Le travail pour les religieux des Sacrés-Coeurs consista à réapprendre à distinguer "Congrégation" et "Eglise Diocésaine". Il fallait apprendre à s’adresser au supérieur religieux et non plus à l’évêque pour ce qui était des questions ne relevant pas de la pastorale. Il fallut apprendre à distinguer finances paroissiales et finances de la Congrégation; il fallut apprendre à réfléchir les obédiences d’abord avec le Vice Provincial et son Conseil et faire admettre à l’autorité diocésaine notre existence comme religieux! Il fallut remettre en route une dynamique de vie communautaire; il fallut enfin mettre en place une pastorale des vocations propre à notre Congrégation.

Actuellement, les responsabilités pastorales des frères de la Vice Province sont liées principalement aux paroisses:

- Père William (paroisses de Pirae), la paroisse Ste Trinité de Pirae, paroisse où se trouve la communauté de Pirae. Cette paroisse a été confiée par le diocèse à la Congrégation des Sacrés Cœurs en tant que telle. C’est en quelque sorte notre paroisse, la "vitrine" de notre Congrégation à Tahiti; et des îles de Hikueru et Marokau (îles Tuamotu).
- Père Jean Pierre (paroisse de Arue - Tahiti); Père Emmanuel (paroisses de Mataiea et Papeari – Tahiti); Père Pierre (paroisse de Papara - Tahiti).
- Père Pascal (Paroisse de Moorea); Père Nicolas (paroisses de quelques îles des Tuamotu; Père Maurice (paroisses des îles de Hao, Amanu - Iles Tuamotu - et des îles Gambier);
- Père Léon (paroisses des îles de Hiva Oa et Fatu Iva du Diocèse de Taiohae – Marquises) et, Père René, Vicaire Général et paroisses de Hiva oa et Fatu Iva.

Certains frères ont d'autres engagements:

- Père Jean Pierre (professeur d’Ecriture Sainte au Grand Séminaire);
- Frère Philippe (animateur au centre des Handicapés de Papenoo);
- Frère Michel (animateur au foyer de jeunes "Ioakimi" à Atuona).

Il faut également signaler que les frères non prêtres sont engagés dans différentes responsabilités paroissiales (catéchèse, liturgie, visite des malades etc …)

► Avec l’association "Mission Commune", vivre la solidarité financière

Cette association crée en 2005 à l’initiative du Père Gabriel Phalip ss.cc, alors Vice Provincial, veut répondre au souci de porter "ensemble" les différents engagements paroissiaux confiés aux frères de la Congrégation. Elle réunit les religieux responsables de paroisses ainsi que leurs plus proches collaborateurs, diacres, laïcs. Elle permet ainsi de nous rassembler pour partager une seule et même mission qui est celle que l’Eglise locale a confié à la Vice Province; elle permet aux laïcs qui travaillent avec nous de prendre conscience que derrière leur curé, c’est une Congrégation Religieuse qui est à l’œuvre; ils peuvent ainsi découvrir la réalité de notre Vice Province, la mission de notre Congrégation, la présence d’une communauté derrière chaque responsable de paroisse.

Cette association a également comme tâche de concrétiser cette solidarité de notre Vice Province avec les autres communautés majeures de la C.A.P (Conférence Asie – Polynésie Française). Nous avons donc décidé d’aider financièrement chaque année à hauteur de 10.000 USD la formation initiale dans la C.A.P en interpellant les Chrétiens de nos paroisses. Par des actions ponctuelles (tombolas, quêtes, cotisations), nous avons réussi à faire parvenir depuis 2006 cette somme de dix mille US Dollars pour la formation initiale en Indonésie, en Inde et aux Philippines. C’est aussi pour notre Vice province une façon de répondre aux souhaits de la Congrégation de trouver des sources de financement extra congrégation.

► La Vice Province de Tahiti et l'internationalité de la Congrégation

L’ensemble des frères de la Vice Province est tout à fait favorable à la présence de la Polynésie dans la C.A.P (Conférence Asie Polynésie) qui rassemble l’Inde, l’Indonésie, le Japon, les Philippines et la Polynésie Française. Si nous répondons ainsi aux orientations voulues et données par les Chapitres Généraux et le Gouvernement Général, nous y voyons aussi une nécessité consécutive à notre petit nombre et à notre isolement géographique.

Signalons que pour faire avancer de façon concrète cette réalité de la CAP, plusieurs frères ont déjà fait des stages dans d’autres pays aux Philippines et en Indonésie. La Vice Province accueille Emmanuel Wora et Silverius Tobe de la Province d’Indonésie.

Une solidarité financière internationale a été mise en place avec l'association "Mission Commune". Les frères participent à toutes les réunions et rencontres nécessaires au fonctionnement de cette conférence. Le projet de nous rattacher comme Vice Province à la Province d’Indonésie, au lieu de celle de la France, est en discussion.


█ CONTACTS
█ Communauté des Sacrés-Coeurs
BP 5005
98716 Pirae - Tahiti

█ SOURCES
█ Textes et photos
J-P Cottanceau ss.cc
www.ssccpicpus.com


Mgr. Guy Chevalier ss.cc, Eveque du bout du Monde

Un picpucien évêque du Diocèse de Tefenua Enata (Iles marquises).

Religieux dans la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus) depuis 1956, fils de Pierre et Camille Chevalier, Mgr. Guy Chevalier a fait ses études au Grand séminaire Picpucien de Châteaudun, puis à la faculté de théologie de Strasbourg.

Très vite, il a rejoint la Polynésie française, en 1966, où il a été Supérieur Religieux de 1979-1985. En 1985, il est nommé par Jean-Paul II, Evêque coadjuteur de Taiohae, puis Titulaire, en 1986.

Sur le site de la Conférence des Evêques, Mgr. Guy Chevalier définissait alors la mission en l'an 2000 pour son diocèse. Le diocèse des Iles Marquises compte 5.200 habitants:

"Les Marquisiens viennent de vivre le siècle de leur renaissance. Ils ont échappé à la mort et à l'oubli. Les familles ont refleuri avec de nombreux enfants. Pendant quelques décades, les six îles ont formé une grande famille, à travers les mamans qui étaient presque toutes passées par l'internat des soeurs. Un nouveau peuple marquisien a grandi dans la foi chrétienne, il a cheminé durement jusqu'à découvrir ses racines, ses richesses, son identité. Il est devenu Marquisien et retrouve sa fierté. L'Église a été présente et active tout au long de cette renaissance.

À l'aube d'un nouveau siècle, notre Église est portée par une grande espérance.

Alors que des jeunes de plus en plus nombreux prennent leurs distances avec l'Église, un grand nombre de chrétiens redécouvrent leur foi et prennent une place active dans l'Église.

Alors que le « développement » nous arrive comme une déferlante, l'Église invite à la réflexion et à la vigilance pour que l'argent et le profit n'engloutissent pas les vraies valeurs de l'homme et de la communauté.

Alors que la famille souffre et s'inquiète de la séparation précoce de ses enfants et de ses jeunes en raison de la scolarité, l'Église continue de la soutenir dans sa mission éducatrice.

Le départ à Tahiti (1 500 km) de tous les jeunes, à la fin du 1er cycle du secondaire, nous stimule à porter une attention privilégiée à la formation religieuse de ces jeunes.

Pour que notre Église soit vraiment marquisienne, il y a deux grands chantiers à réussir, qui ne peuvent être programmés dans le temps :

1. La traduction complète de la Bible. Nous avons en main le Nouveau Testament et les Psaumes, très utilisés dans les familles, et aussi tous les lectionnaires liturgiques, fruit du long travail de Mgr Le Cleac'h, ancien évêque de Tefenuaenata.

2. Des prêtres marquisiens pour le diocèse et l'Église universelle, ainsi que des religieux et religieuses. C'est le désir de beaucoup de parents qui en parlent volontiers à leurs enfants.

Aux îles Marquises, nous bénéficions des satellites de communication et d'internet mais, pour la vie de chaque jour, nous avons davantage besoin de pirogues, de barques de pêche et de goélettes. Nous avançons et nous vivons encore au rythme de la goélette.

+ Monseigneur Guy Chevalier
Évêque de Tefenuaenata


█ CONTACTS
█ Evêché
BP 10
98742 Taiohae
Tel: (00 689) 92 03 52
Fax: (00 689) 92 02 88




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