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Fetes picpuciennes

11 février 1805: acquisition du Couvent de Picpus

>> Picpus: quel nom étrange! Peu importe, la Comtesse Henriette Aymer de la Chevalerie, Chanoinesse de Malte de son état, et religieuse Zélatrice de l'amour des Sacrés-Cœurs, signe, ce jour, l'acte d'acquisition d'une maison pour sa communauté, dans ce faubourg, à l'est de Paris. Henriette est arrivée de Mende avec quelques Sœurs, le 8 août 1804.

Le Père Coudrin, Vicaire Général du diocèse de Mende et Fondateur de la jeune communauté, est à Paris avec son Evêque, Mgr de Chabot, depuis le 29 avril. L'Empereur des français les a convoqués pour indiscipline notoire dans l'application de son Concordat. Tout ce petit monde loge provisoirement dans le quartier de l'église St Roch, où le Père Coudrin est un prédicateur apprécié. Ainsi, lorsque le pape Pie VII, venu sacrer l'Empereur, visite la paroisse, c'est lui qui est sollicité pour le sermon de circonstance.

Le 22 mars 1805, les Sœurs s'installent rue de Picpus. Picpus n'est, alors, qu'un chemin bordé de quelques maisons qui conduit du Faubourg St Antoine à St Mandé. L'air y est bon et le site agréable.

En 1640, Mgr de Gondi, Archevêque de Paris avait installé en ces lieux un couvent de Chanoinesses de St Augustin, pour l'éducation des jeunes filles. La Révolution les chasse et fait creuser au bout de leur jardin des fosses où seront inhumées les victimes de la guillotine. Le trop célèbre Fouquier Tinville l'a fait fonctionner sans discontinuer, du 14 juin au 27 juillet 1794, aux abords de la Place de la Nation toute proche. La terre de Picpus accueillera plus de 1300 dépouilles mutilées. Les noms célèbres se mêlent aux plus humbles. Les Bienheureuses Carmélites, du Dialogue des Carmélites, de Bernanos, y reposent.

Des familles de la noblesse ont réussi à retrouver le charnier et à entrer en possession de l'emplacement des fosses. Elles souhaitent la venue à proximité d'une communauté religieuse. La Mère Henriette Aymer répond à leurs vœux et installe ses sœurs dans ce qui reste du Couvent des Chanoinesses.

Au printemps 1805, l'Adoration commence, dans l'ancienne salle capitulaire transformée en chapelle, et une école gratuite est ouverte pour les enfants pauvres du quartier. Avant l'été, le Père Coudrin et ses premiers religieux louent quelques maisons toutes proches de l'entrée du couvent. L'année suivante, il ouvre un collège et en 1809 commence le séminaire qui accueillera en plus des étudiants de la Congrégation des séminaristes désargentés envoyés par leur Evêque, parmi lesquels des Irlandais.

Au fil des ans, on doit acheter ou bâtir. Vers 1820, ne faudra-t-il pas loger et nourrir au moins 700 personnes dans les bâtiments qui subsistent aujourd'hui et ceux qui s'étendaient de la porte cochère du N° 35 jusqu'au carrefour de l'Avenue de St Mandé? Tandis que le Père Coudrin, à partir de 1820, n'est là que par intermittences, à cause de sa charge de Vicaire Général à Troyes et à Rouen, la Mère Henriette pourvoit à tout et s'use à la tâche.

Les deux Fondateurs y termineront leur existence. Ils reposent dans le cimetière historique, créé à proximité des fosses communes de la Révolution.
Picpus n'est pas le berceau de "l'œuvre de Dieu". Cependant, jusqu'à l'installation des maisons généralices à Rome, la maison a été son centre de diffusion en France et dans le monde. Les Sœurs et les Frères de Picpus aiment à s'y "réunir" avant de partir "répandre l'Evangile partout".



Il y a 175 ans, s'éteignait la Bonne Mère

fondatrice de la congrégation

Le 23 novembre 1834, la "Petite Paix" (comme l'appelait le Fondateur de la Congrégation) entre pour toujours dans la Grande Paix, après avoir parcouru l'itinéraire d'une vie bien remplie.

La "Bonne Mère," Henriette Aymer de la Chevalerie, laisse l'Oeuvre en marche. Cette oeuvre qu'elle a fondée et maintenue avec la conviction qu'elle était - et nous croyons qu'elle continue à être – "une nécessité pour le Coeur de Dieu". Pour vivre et faire mémoire de cette fête, le 23 novembre prochain, ssccpicpus.fr vous propose une biographie à lire, une neuvaine à dire, et, une adoration.


- Biographie de la Bonne mère

- Neuvaine à la Bonne Mère

- Adoration pour le 23 novembre






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